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Méckassoua et les députés violent les dispositions des articles 53 et 54 de la Constitution

Tel est le pathétique constat  auquel est parvenue aujourd’hui l’opinion nationale, depuis le 11 novembre 2017. Un acte avéré de violation manifeste de la constitution du 30 mars 2016 sur laquelle le mathématicien de Boy – Rabé a solennellement  prêté serment au stade 20.000 places devant l’histoire et  devant la nation tout entière.

Un acte  qui a été violemment dénoncé par l’organe de la presse écrite dénommé Médias + dans sa parution n°1791 du lundi 13 novembre 2017. Une dénonciation qui est restée au moment où nous mettons sous presse cet article sans effet et sans réaction de la part du président de l’assemblée nationale et de tous les représentants du peuple. De quoi s’agit ?

Il s’agit depuis la prise de pouvoir du président Touadéra et  sous la gouvernance de son cher aîné Sarandji, de l’acte attentatoire le plus avéré et le plus flagrant jamais enregistré aux dispositions de la Constitution, celles des articles 53 et 54. Que disent – elles, ces dispositions de la loi ?

 L’article 53 dispose ainsi qu’il suit : « Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale. Il est mis fin aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité des deux tiers (2/3) des députés composant l’Assemblée Nationale ».

Et l’article suivant notamment 54 précise le précédent en faisant formellement obligation aux élus de la nation de recourir à l’exercice de la motion de censure si le Premier Ministre  viole allégrement le respect du délai de présentation de son programme de politique générale, qui est de 60 jours francs. Voici ce que disent explicitement ces dispositions de l’article 54 :

« Après la nomination des membres du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale. A cette occasion, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement doit demander un vote de confiance à l’Assemblée Nationale. La confiance lui est accordée ou refusée à la majorité absolue des députés. En cas de non – respect de soixante (60) jours, il est fait application de l’article 53 alinéa 2 ci- dessus ».

En l’espèce et pour la gouverne de l’opinion publique nationale et internationale, le gouvernement Sarandji a vu le jour le 12 septembre 2017. Fort des dispositions de l’article 54, M. Sarandji en sa qualité de Premier Ministre était attendu devant l’assemblée nationale le 11 novembre 2017 ; ce qui correspond au délai de soixante (60) jours maximum fixé et  consacré par la Constitution du 30 mars 2016. Or, le 11 novembre 2017, M. Sarandji n’a pas daigné déférer à cette obligation constitutionnelle et républicaine et ne s’est pas présenté devant les représentants de la nation. En conséquence, non seulement les députés de la nation se doivent de constater son absence, c’est – à – dire sa manifeste volonté de violer la Constitution, mais surtout sont sommés par la loi de lui retirer leur confiance, en recourant tout simplement à l’exercice de la motion de censure.

Malheureusement, 5 jours après l’expiration de ce délai, aucune réaction dans ce sens n’est audible ni de la part du président de l’assemblée nationale ni de celle de tous les députés de la nation. Est – ce de  l’ignorance ? Est – ce de  la méconnaissance de la part des uns et des autres des dispositions des articles sus – mentionnés ? Ce silence est – il l’expression visible et lisible d’un refus de déférer au respect de la Constitution pour des raisons inavouées, celles de la défense des intérêts personnels, égoïstes et catégorielles ?  Nous laisserons  aux leaders des différents partis politiques siégeant à l’assemblée nationale et aux historiens  le soin de répondre dans les jours à venir à toutes ces pertinentes questions.

Toutefois, il est limpide que l’eau d’une roche que le gouvernement Sarandji 2 est passé de 23 membres à 34, que la situation politique et socio – économique ayant sous – tendu à la formation du premier gouvernement a fondamentalement changé, que des criminels les plus  patentés de la République sont rentrés dans ce nouveau gouvernement, en  flagrante violation des dispositions de l’article 28 de la Constitution, et qu’il est devenu plus impératif de rendre compte aux représentants du peuple de l’utilisation faite par lui et son précédent gouvernement de l’exécution effective de la loi de finances 2017 et de faire le bilan de la table ronde de Bruxelles de novembre 2016. Autant de nouvelles approches devant nécessiter de sa part  des solides explications aux députés de la nation, sans oublier le volet sécuritaire, l’impossible redéploiement de l’administration civile et militaire à l’intérieur du pays, la situation des milliers des personnes déplacées, le retour de la cohésion sociale, les poursuites du règne de la terreur dans les préfectures occupées par les seigneurs de guerre et leurs mercenaires, etc.

Autant Sarandji peut arguer qu’il ne s’agit pas d’un nouveau gouvernement, autant les  députés peuvent ne pas rester insensibles aux argumentaires ci – dessus développés. Malheureusement, comme nous l’avons évoqué un peu plus haut, ceux – ci se campent derrière un mur de silence assourdissant, alors qu’ils représentent le dernier rempart sous lequel le peuple est appelé à se protéger, en exerçant tout simplement leurs droits au contrôle de l’action gouvernementale. Un silence qui les déshonore tous les jours qui passent et qui ne cesse de les rendre complices d’un gouvernement qui n’a rien pu faire, qui continue de ne rien faire, qui laisse même faire et qui collabore étroitement avec les bourreaux du peuple centrafricain. C’est vraiment dommage !

 Affaire à suivre ….. !

La rédaction

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