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Nation : Méfiez – vous des faux Christ et des faux prophètes !

Le Maître de la Parole l’avait dit. Jésus – Christ, le Verbe incarné, qui était venu libérer le peuple d’Israël prisonnier des laideurs de ce monde, l’avait prédit, il y a plus de 2.000 ans aujourd’hui. Il avait annoncé qu’un jour viendra où surgiront des faux prophètes et des faux Christ. «  Si quelqu’un vous dit alors: Le Christ est ici, ou: Il est là, ne le croyez pas. Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s’il était possible, même les élus. Voici, je vous l’ai annoncé d’avance », Matthieu 24.

Et Paul de Tarse, persécuteur des disciples du Christ devenu le plus farouche propagandiste du christianisme après son inspiration et son élévation spirituelle sur la route de Damas, d’être plus clair et sans équivoque dans sa lettre prophétique aux chrétiens d’Ephèse dénonçant les faiblesses, les tares et les indignités  de l’homme moderne : « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles »

Il y a toujours eu des temps difficiles, les derniers jours ont commencé, nous l’avons vu, dès la venue du Seigneur à la Pentecôte. Déjà Pierre parlait des derniers jours où l’Esprit était répandu sur toute chair. Cela veut dire que dans les « derniers jours », les temps deviendront de plus en plus difficiles. Si les temps ont été difficiles jusqu’à présent, la difficulté va grandir pour tout le monde, en général, et pour le peuple centrafricain, en particulier.

Des temps difficiles qui, tel un ouragan déchaîné depuis mars 2013, ne cessent de s’abattre sur la République toute entière avec des milliers de morts, des cadavres abandonnés à la merci des porcs et des chiens errants, des villages et communes brûlés et désertés, des biens publics et privés pillés et détruits, des écoles et des centres de santé incendiés, des milliers de personnes obligées de quitter leurs villages et leurs habitations pour trouver refuge sur les sites des déplacés ou en brousse et d’y vivre comme des animaux.

Des temps difficiles qui se poursuivent de fort belle manière, 20 mois après la brillantissime élection démocratique du président Touadéra qui avait promis la politique de la rupture, la sécurisation du pays, la protection des biens et des personnes, la restructuration des faca, le désarmement forcé de toutes les bandes armées, la restauration de l’autorité civile et militaire, le retour des milliers de personnes déplacées dans leurs villages et communes, et la renaissance de la République.

Des temps difficiles face auxquels visiblement et lisiblement Touadéra et son cher aîné Sarandji n’ont de solutions idoines à proposer que le recours à l’aide de la communauté internationale, à la mendicité que les hommes appellent « prières », ou aux mortifications. Ils imaginent par de telles pratiques donner la primauté à Dieu dans l’accomplissement de leurs devoirs et de leurs obligations républicains et constitutionnels. A vrai dire, ils ne Lui offrent rien. Ils sont tout simplement démissionnaires de leurs responsabilités, celle de défendre l’intégrité du territoire national, celle d’assurer la protection des biens et des personnes, et celle de veiller à la préservation de la défense des intérêts fondamentaux. Devant le Trône de la Justice de Dieu, il leur faudra rester muets à jamais car, en tout cela, c’est – à – dire en déclarant la journée du 7 novembre 2017, journée pour «  la recherche de la paix et de la réconciliation nationale en République centrafricaine », ils n’auront agi que pour eux-mêmes, pour leur satisfaction personnelle et leur exaltation, ou bien par désespoir, par détresse. Sur le dos du peuple centrafricain avec son argent.

Ce sont des faux Christ et des faux prophètes qui vivent dans les derniers jours : « Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, emportés, coléreux, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » .

Ce qui fait la force de la piété c’est la sainteté, donc c’est la présence de l’Esprit Saint dans nos vies, c’est la présence de Dieu dans nos vies, la présence réelle et non apparente seulement. Il faut que la présence de Dieu dans nos vies fasse sentir à ceux qui nous entourent que nous sommes différents, que nous avons en nous un Dieu vivant, un Dieu qui est vivant, un Dieu qui est saint.

Il veut nous remplir de sa présence et quand nous voyons cette description, nous pouvons voir non seulement notre génération autour de nous manifester de plus en plus ces signes, mais nous pouvons voir aussi, dans bien des hommes, bien des églises, ces mêmes choses pénétrer plus ou moins subtilement dans l’église et au milieu des chrétiens. Quand on voit par exemple : « Aimant le plaisir plus que Dieu » , beaucoup de chrétiens cherchent surtout à se faire du bien quand ils se réunissent, quand ils vont dans les réunions. C’est sûr qu’il est bon de se faire du bien, mais si on y va uniquement pour se faire du bien, c’est une motivation qui est égoïste. Le Seigneur nous demande, non pas de nous faire du bien, mais de chercher la vérité, de vivre dans la vérité, et en vivant dans la vérité, le Seigneur nous fait du bien. Si je cherche mon plaisir personnel, enfin mon plaisir au sens spirituel, si je vais dans une réunion rechercher quelque chose avant tout, ce n’est pas ce que désire Dieu.

En définitive, après 20 mois de gestion des affaires de la cité, Dieu est – il vivant dans la vie et les actes posés par Touadéra et son cher aîné Sarandji ? Après 20 mois de gestion des affaires de la cité, ces deux amis ont – ils mieux fait qu’une mère – poule qui par instinct couve ses poussins, les nourrit et les protège des prédateurs ? Après 20 mois de gestion des affaires de la cité, ces deux amis ont – ils mieux fait que Josué qui, par son courage héroïque et sa détermination, avait demandé  à Dieu, et obtenu la suspension du soleil et de la lune dans leurs courses et des pluies de pierres de grêles venues d’en haut afin de l’aider à vaincre les Amoréens ? Après 20 mois de gestion des affaires de la cité, ces deux amis ont – ils mieux fait que Jacob qui, quoique blessé, avait refusé de libérer l’Ange jusqu’à ce qu’il ne fût béni ?

Touadéra, son cher aîné Sarandji, M. Balalou et tous les promoteurs  de cette journée de prière ne peuvent pas répondre à toutes ces pertinentes questions, comme ils demeureront aussi muets  face à la question de savoir pourquoi les pères spiritains  avaient consacré 30 mn tous les jours à la prière, dans les séminaires peu après l’indépendance, et tout le reste du temps  aux travaux manuels et champêtres, à l’élevage, à l’éducation, à la charité, à la solidarité et au bonheur de l’homme quelles que soient sa situation sociale  et son appartenance religieuse.

Ne pouvant pas se comporter comme il se doit dans la Création de son Dieu, comme l’oiseau du ciel le fait avant le lever du jour pour consacrer sa journée à la recherche de son gagne – pain, comme la mère – poule qui n’a besoin de l’aide de personne pour couver et protéger ses poussins, ils sont loin d’être de véritables serviteurs de Dieu. De ce fait, ils ne se reconnaissent pas comme une partie intégrante de la Création  et ne vivent pas en conséquence. Ce sont tout simplement  des faux Christ et de faux prophètes !

Jean – Paul Naïba

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