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M. Nambélé Yannick présente sa société « Globale Communication Concept » GCC

Il s’appelle Yannick Nambélé, âgé de 44 ans, et  fils de feu Raphaël Nambélé, militant du MLPC dès les premières heures, compagnon de lutte du Grand Camarade feu Ange Félix Patassé et l’un des pères fondateurs de la communication moderne en République centrafricaine. Ce père de famille, détenteur d’un BEP au Lycée Technique de Bangui, titulaire d’une attestation en Analyse Politique, délivrée par la Fondation  Jean Jaurès de Paris,  d’un DUT, option Marketing digital obtenu  au Centre National Art et Métier (CNAM) de Tours, et doté de solides expériences de Manager chez Ranger Marketing Groupe Américain,  a décidé de rentrer au pays pour lancer son agence de communication, après avoir passé 24 années de sa vie à l’extérieur, notamment en France.

Le journal en ligne www.lavoixdessansoix.com l’a rencontré et lui a posé des questions sur ses motivations, ses attentes, ses difficultés et ses espoirs.

  • Bonjour, M. Nambélé Yannick !

Nambélé Yannick : Bonjour M. le journaliste.

  • Vous êtes Directeur – Gérant de la Société dénommée « Globale Communication Concept » en abrégé GCC. Pouvez – vous nous dire en peu de mots les raisons ou les motivations  qui vous ont poussé à créer cette agence de communication ?

NY : Globale Communication Concept est une société de droit centrafricain, à caractère uninominal et unipersonnel, au capital d’un (1) million de Francs CFA. Elle a été créée le 29 juillet 2016 à Bangui. Toutes les démarches relatives à la constitution d’une société, conformément aux dispositions de la loi et textes réglementaires en la matière en vigueur, ont été scrupuleusement respectées. Les documents juridiques y relatifs ont été régulièrement enregistrés et domiciliés au Cabinet de Me Doraz. Dès lors, la Société est créée et peut être opérationnelle. Pourquoi ai – je décidé de lancer cette agence de communication ? Ma motivation  est née tout simplement de permanents constats que j’ai notés dans le cadre de mes activités de relations publiques. Des entretiens eus avec mes partenaires, je n’ai cessé de m’entendre dire pourquoi l’on ne parle  pas assez de notre pays ou l’on ne divulgue que des informations de nature à ternir son image. J’en ai déduit donc une absence réelle de communication dans ce pays. C’est pour répondre évidemment à cette importante préoccupation que je me suis résolu à lancer GCC  dans le but d’en faire une agence de communication digne de ce nom et de participer ainsi à ma manière à l’œuvre de reconstruction de notre pays que je chéris à merveilles comme tous.

  • Quels sont vos objectifs et les stratégies pour les atteindre ?

NY : Le premier objectif visé par la création de toute  entreprise ne peut être évidemment que la recherche de l’argent et de profits. Comment ? En vendant avec de la méthode son expertise, son savoir – faire et ses conseils, c’est – à – dire par la création et la mise en œuvre des stratégies de  communication. Dans toute organisation, les stratégies de communication comportent trois (3) volets : les prospects ou potentiels clients, l’identification des besoins et le déploiement des outils stratégiques à mettre en place, en discussions avec l’entreprise – cible qui peut être n’importe quelle entreprise déjà installée, une institution de la place comme la présidence, la primature ou un ministère quelconque et une société en quête d’installation. Celles – ci visent à fédérer à l’interne les membres de ladite entreprise autour des objectifs prioritaires de l’entité, et à promouvoir à l’externe son image.

  • Dans le contexte actuel caractérisé par une insécurité généralisée et la rareté d’entreprises citoyennes, quelles chances avez – vous pour prospérer ?

NY : Les chances qui s’offrent à GCC dans un pays en crise comme la République centrafricaine, sont celles qui s’offrent à toute entreprise virtuelle à la recherche de profits, dans un environnement difficile. Certes, la situation politique et socio économique semble difficile, mais il n’en demeure pas moins cependant que ce pays  non seulement regorge de potentialités économiques inestimables, en termes de ressources minières par exemple, mais surtout offre d’énormes opportunités qui peuvent lui être rentables, pour peu que l’on accepte de concevoir et de  mette en place des stratégies de communications efficaces et efficientes. Un des leviers de solutions à toutes ces difficultés devant lesquelles nous nous trouvons aujourd’hui, c’est bel et bien Globale Communication Concept ou GCC qui, par son expertise et son savoir – faire, peut apporter d’importants appuis en stratégies de communication aux nouvelles autorités et  contribuer de ce fait  à aplanir, pour le compte des entreprises de la place et de nouveaux investisseurs, le niveau actuel très élevé d’écueils et de pesanteurs locales qui étouffent  beaucoup d’initiatives courageuses tant nationales qu’’internationales.

  • A quelles entreprises – cibles s’adressent votre expertise et votre savoir – faire ?

NY : Comme je l’ai dit  tantôt un peu plus haut, toute stratégie de communication efficace et efficiente s’article autour de prospects, de l’identification des besoins et du déploiement de l’outil stratégique. Pour ce faire, l’expertise et le savoir – faire de GCC s’offrent, d’abord, aux institutions de la République centrafricaine, à savoir par exemple la présidence, la primature ou un ministère, ensuite, aux  grandes entreprises déjà installées et opérationnelles qui veulent promouvoir leurs produits et améliorer la qualité de leur image. A ce sujet, GCC est en discussions avec Orange, une société de téléphonie mobile, qui a besoin des services de toute agence de communication, pour résoudre ses problèmes d’approches de publicité, de marketing commercial et de vente de ses différents produits. Il en est de même pour l’Enerca qui est la seule société de production, de distribution et de commercialisation d’électricité en République centrafricaine et qui connait aujourd’hui des difficultés de délestages de plus en plus aigües. Avec l’appui en stratégies de communication de GCC, cette entreprise citoyenne saura trouver un arsenal d’approches, à la dispositions de ses dirigeants, pouvant leur permettre dans un premier temps d’expliquer à leurs abonnés les difficultés d’ordre institutionnel et financier auxquelles l’Enerca est confrontée, et dans un deuxième temps de faire développer en eux la conscience citoyenne, par une adhésion massive à la campagne de sensibilisation, afin de lutter  pour la défense  des  installations de cette entreprise et de les protéger contre les actes de fraude et de vandalisme. Enfin, GCC  est appelée aussi à vendre  ses conseils  aux  nouveaux investisseurs ou  à  de nouvelles entreprises qui veulent étendre leurs marchés en Centrafrique.

  • Avez – vous rencontré des difficultés d’ordre administratif dans la constitution de cette société ? Si oui, lesquelles ?

NY : Répondre à cette question, c’est franchement laisser parler mon cœur, en tant que centrafricain, né de père et de mère de nationalité centrafricaine. Alors que sous d’autres cieux et dans les pays qui nous entourent, beaucoup de facilités sont reconnues à leurs ressortissants, les jeunes entrepreneurs centrafricains, quant à eux, sont assujettis à toutes les entourloupettes et autres gymnastiques dans les démarches administratives et financières, relatives à la création de leur entreprise, au lieu d’être encouragés et soutenus dans leurs initiatives d’entreprenariat et de création d’emplois et de la richesse. Parlant de ma société «  GCC »  qui est structuré en trois (3) départements, à savoir le service des Institutions, le service de la Conception et du Marketing,  et le service de l’Evénementiel et qui peut offrir du travail en plein temps à 15 ou 20 personnes, j’ai le cœur peiné et la gorge serrée de douleurs. En effet, afin de rendre opérationnelle ma société GCC, en la dotant de matériels roulants, j’ai introduit une demande de main levée près le ministère des finances et du budget et la direction générale des douanes et des droits indirects, conformément aux dispositions de la loi de finances accordant cette possibilité aux fonctionnaires et agents de l’Etat et aux opérateurs économiques crédibles, c’est – à – dire pouvant offrir un certain nombre  de garanties.

Fort de ce parapluie juridique, j’ai émis un chèque d’un montant de 600.000 Francs CFA payable à échéances en règlement  des droits et taxes de douanes de deux (2) véhicules. En vain, alors que dans le même temps, ces possibilités sont offertes à tour de bras à certains entrepreneurs privilégiés et pis, à des transitaires qui font le commerce d’acheminement des véhicules. Voilà une vraie difficulté à laquelle j’ai été confronté dans la mise en œuvre de mon entreprise GCC.

  • Vous avez vécu assez longtemps à l’étranger, notamment en France. Qu’est ce qui vous a motivé pour revenir et investir dans le domaine  de la communication ?

NY : Agé aujourd’hui de 44 ans, après 24  années passées à l’extérieur,  en Europe et notamment en France ,  je peux dire la mort dans l’âme, comme la majorité des compatriotes qui vivent à l’extérieur, qu’il est grandement temps pour moi de revenir au pays et apporter ma modeste contribution au développement de notre pays. Quand bien même beaucoup de velléités, à caractère groupusculaire et sur fond de règlement de compte ou de luttes personnelles, n’y militeraient pas, à l’exemple du qualificatif de la notion de Diaspora, à l’endroit des centrafricains vivant en France, tendant à renier à des compatriotes la nationalité centrafricaine ou à les traiter comme des étrangers, beaucoup de compatriotes engagés qui aiment leur pays et qui veulent bien contribuer à son émergence à quelque niveau que soit et dans tous les domaines, seraient contre vents et marées disposés à y revenir. A titre personnel, après plus de 20 années de combat politique, je suis déterminé à reprendre la bataille à l’envers en investissant dans l’entreprenariat pour parvenir à mes ambitions politiques. Ce sont des raisons fondamentales qui ont eu raison de moi – même. Par contre,  il ne m’a pas été facile de convaincre mon épouse et ma famille, pour des raisons de changement du milieu, de manque de chaleur et de vide autour de soi.

  • Justement en tant que centrafricain vivant en France et en votre qualité de consultant en communication, quels conseils pouvez – vous apporter aux nouvelles autorités dans leur quête de  gestion de la crise politique et sécuritaire actuelle ?

NY : Je suis entrepreneur et resterai entrepreneur. Et en ma qualité de consultant en communication, je leur conseillerai sans ambages et sans fioritures de s’ouvrir davantage et de comprendre que toute stratégie de communication bien pensée et mise en œuvre ne peut que donner de solutions idoines à des inquiétudes politiques apparemment sans solution. Un des leviers de cette réussite, c’est la communication à travers la société GCC, disposée à promouvoir l’image enlaidie de notre pays, en mettant l’accent sur ses merveilles et en évitant soigneusement de livrer  nos faiblesses et nos laideurs sur la place publique et aux yeux du monde.

  • Quelles sont vos propositions pour la paix, le vivre – ensemble et la renaissance de la République centrafricaine ?

NY : Tout pays pour se développer a besoin de la paix et du vivre – ensemble entre toutes les différentes communautés pour éduquer ses enfants, les instruire et leur donner du travail. Ces objectifs ne peuvent être promus et atteints que par le travail, rien que par le travail afin de laisser à nos enfants  et aux générations montantes un pays debout et une société où personne ne doit être écrasé et où personne ne doit être oublié. Et pour y parvenir, il faut créer les conditions pouvant favoriser l’émergence et le développement des PMI/PME. C’est la responsabilité des entrepreneurs  de créer de l’emploi et de la richesse,  de travailler à la réalisation de ce rêve, celui  non seulement de donner du travail à tous les centrafricains et à toutes les centrafricaines, mais surtout de sécuriser l’emploi. C’est la responsabilité première de nos autorités légales et légitimes qui ont été élues et  qui ont l’impérieuse obligation de rendre compte de la confiance que le peuple centrafricain leur a faite dans les urnes. Moi, après plus trois (3) mois passés à Bangui, à observer, à écouter et à assister, je ne peux que leur demander de mobiliser toutes leurs énergies dans ce sens.

  • Je vous remercie.

NY : C’est à moi de vous remercier pour m’avoir donné l’occasion de présenter mon agence de communication GCC au grand public et aux institutions en charge de la gestion de notre pays.

Kassa Mongonda

 

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