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HCC : M. Touadéra et M. Sarandji, encore une affaire de détournement de 13 millions de Fcfa par M. Pouambi

Depuis sa réélection au poste de président du haut conseil de la communication en abrégé HCC, suite à des manœuvres électorales frauduleuses savamment orchestrées avec la complicité avérée de certains conseillers à la présidence de la République et du ministre sortant en charge de l’information et de la communication, M. Lemasset,   il ne se passe pas un seul jour sans que l’on entende parler, au sein de cette haute institution, d’actes de pratiques irrégulières, de gestion clientéliste et favoritiste, de détournements de fonds publics et de violations manifestes de l’ordonnance relative à la liberté de la communication en République centrafricaine. Des accusations d’une extrême gravité dans lesquelles est régulièrement cité le nom de M. Richard Pouambi.

En effet, après l’affaire non élucidée et toujours pendante de l’enveloppe de 70 millions de Fcfa, représentant les frais de délivrance d’une fausse autorisation d’exploitation audiovisuelle  au profit de la TV Vision 4 du camerounais Amougou, dont le partage aurait été fait entre lui et M. Lemasset, détenteur d’un faux diplôme et viré depuis lors sans ménagement du gouvernement, voilà un nouveau scandale financier digne des mafiosi qui fait des émules au sein du haut conseil de la communication, il y a déjà quelques jours,  et qui ne cesse d’ alimenter  les causeries et les débats  des professionnels des médias publics et privés. De quoi s’agit – il exactement ?

Conformément aux dispositions des articles 32, 36 et suivants de  l’ordonnance n°05 du 22 février 2005 relative à la liberté de la communication, la radio dénommée Chine Internationale aurait versé sur le compte du haut conseil de la communication dont il est l’ordonnateur, ses redevances annuelles d’exploitation audiovisuelle dont le montant s’éleverait à 10 millions de Fcfa. Quelques jours plus tard, M. Pouambi aurait émis un chèque dudit montant pour rentrer en possession de la totalité de ce fonds et en jouir à des fins personnelles et autres que celles de l’institution, contournant même la signature de son directeur administratif et financier. L’affaire ayant été connue par les hauts conseils et sommé d’y donner des explications, M. Pouambi aurait argué que ces fonds qui avaient été virés sur le compte du HCC,  ne constituaient pas les frais de redevances sus évoquées,  mais plutôt les frais de prestations fournies par un certain Pierre Biengaï à la radio Chine Internationale. Une réponse qui non seulement serait loin de  rassurer et d’apaiser les inquiétudes des hauts conseillers et de tous les professionnels des médias, mais surtout qui poserait  dans toute sa nudité l’épineuse question de la gestion opaque et douteuse des fonds du HCC. Une réponse qui peut soulever la question suivante : comment un compte ouvert dans les livres journaux d’une banque  au nom d’une institution peut – il être utilisé par une tierce – personne sans pourtant autant susciter des interrogations ? Il ne saurait en être autrement  dans le cas d’espèce, celui de  « Pierre Biengaï » qui, en sa qualité prestataire privé de la radio Chine Internationale, aurait dû ouvrir un compte propre  en son nom pour ses prestations personnelles. C’est ainsi que sur insistance des uns et des autres, le directeur de cabinet de M. Pouambi aurait finalement reconnu les faits, en affirmant que ledit chèque avait été bel et bien émis par son supérieur hiérarchique. Un acte d’accusation et d’ aveu de culpabilité !

Et ces fonds lui auraient permis d’inscrire ses enfants dans une école en Turquie. Comble de malheurs, à son retour via Maroc où l’attendait la conseillère Inés Kamagnawodé pour prendre part à une réunion de partenariat avec l’institution sœur de ce pays ami,  M. Pouambi aurait déchargé un appui institutionnel au HCC d’un montant de 3 millions de Fcfa, mais à l’arrivée, en aurait fait un usage particulier sans en tenir informés ses collègues. Choquée et pour éviter que son nom ne pût être associé à cet acte de détournement de nature à compromettre sa carrière, la conseillère Inés Kamagnawodé aurait mis le feu à la paille et rendu publique cette nouvelle affaire dans l’affaire des affaires. Se sentant mis en cause et virtuellement en difficultés, M. Pouambi aurait convoqué tous les directeurs de publication  à une conférence de presse, le vendredi prochain pour en débattre. Une affaire de trop  à l’actif  de  cet homme, depuis sa première législature ! Une affaire de trop qui doit interpeller l’attention de l’IGE, de l’IGF et de la Cour des Comptes en charge du contrôle et de vérification de la gestion des institutions et des fonds publics ! Une affaire  de trop qui doit attirer l’attention de Touadéra et de Sarandji !

 Affaire à suivre ….. !

Jean – Paul Naïba

Source : www.lavoixdessansoix.com

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