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Nation : Pourquoi Touadéra ne peut – il pas changer le Gouvernement Sarandji comme Sassou N’guesso ?

C’est la seule question à l’ordre du jour dans tous les états – major des différents  partis politiques bien représentés à l’assemblée nationale, de la société civile et sur la table des organisations internationales, des ambassades et consulats diplomatiques. Une question fondée du fait de l’incapacité totale et avérée du gouvernement Sarandji, composé de débauchés, de bras cassés et de baroudeurs politiques, à proposer et trouver des solutions idoines et pérennes à la crise politique et sécuritaire très aigüe de l’heure.

 Et pourtant, le mathématicien de Boy – Rabé, démocratiquement et massivement élu, pour justifier son choix porté sur la personne de SMS, avait évoqué le retard intervenu dans l’organisation du processus électoral et s’était résolument engagé à revenir sur cette décision, au lendemain de la publication des résultats des élections législatives. Or c’est depuis plusieurs mois que la cartographie de la représentation politique nationale est connue  et devait l’inciter à donner forme à sa parole et de ce fait à revoir la composition de ce fameux gouvernement, en application des dispositions de la constitution sur laquelle il a prêté serment.

Malheureusement les jours passent et le gouvernement Sarandji tant décrié, tant honni et tant incompétent continue de jouir de la confiance de Touadéra, au grand dam de ceux qui l’ont élu, qui sont assassinés tous les jours, dont les maisons et greniers sont incendiés tous les jours et qui sont aujourd’hui obligés de s’organiser pour se protéger des affres des seigneurs de guerre et des bandes armées.

Alors, pourquoi ne peut – il pas se séparer de ce gouvernement ? Comment peut – il continuer de faire confiance à un gouvernement qui n’a rien pu faire et qui a même trop laissé faire ? N’a – t – il pas au regard de la constitution l’impérieuse obligation de rendre compte de sa gestion d’ici 2 ans  au peuple centrafricain? Que dira – t – il de sa responsabilité dans les massacres incessants que vit la République et de son éventuelle disparition du fait de l’immobilisme éhonté de ce gouvernement ? Pourquoi ne peut – il pas faire comme le président Sassou N’guesso du Congo ? A lui de répondre hic et nunc à toutes ces pertinentes questions…. !

A propos de cette responsabilité, celle qui incombe à un président démocratiquement élu de changer son gouvernement afin de donner plus de pulsions et de formes à ses promesses de campagne électorale, lisez ce que dit  Jeune Afrique du dernier mouvement ministériel intervenu au Congo :

 « Au lendemain de la reconduction du Premier ministre Clément Mouamba, une nouvelle équipe gouvernementale a été mise en place au Congo-Brazzaville. Elle compte un vice-Premier ministre et 34 ministres.

Contrairement au gouvernement précédent qui comptait 38 ministres, ils ne sont plus que 35 dans la nouvelle équipe. Un nouveau gouvernement dit de « l’efficacité » qui est attendu sur le terrain économique. Les caisses de l’État sont vides, la dette publique dépassant la barre de 115 % du produit intérieur brut (PIB). Qui sont alors ces personnalités à qui le président Denis Sassou Nguesso (DSN) a (re)fait confiance pour tenter de relever le défi ?

Les nouvelles arrivées

À bientôt 66 ans, Firmin Ayessa fait une rentrée remarquée au gouvernement. Dircab’ du chef de l’État depuis 10 ans, ce natif de Makoua, dans la Cuvette, se chargera désormais de la Fonction publique, de la Réforme de l’État, du Travail et de la Sécurité sociale en tant que vice-Premier ministre. Très proche collaborateur de Denis Sassou Nguesso, c’est lui qui a dirigé la dernière campagne présidentielle de son champion en mars 2016. Sans candidat en face, Ayessa a été élu député de Makoua à l’issue des législatives de juillet.

Gendre du président et maire de Brazzaville, le député de Gamboma Hugues Ngouélondélé atterrit, lui, au ministère des Sports et de l’Éducation physique, poste resté vacant après la désignation du ministre sortant Léon Alfred Opimbat comme premier vice-président de l’Assemblée nationale. Élu deuxième questeur de cette chambre basse du Parlement congolais, Leonidas Mottom Mamoni passe le ministère de la Culture et des Arts à Dieudonné Moyongo, proche du chef de la diplomatie congolaise Jean-Claude Gakosso et ancien commissaire général du Festival panafricain de la musique (Fespam).

Fidèle Dimou, jusqu’ici préfet de Kouilou, dans le sud du pays, se voit confier les Transports, l’Aviation civile et la Marine marchande. Des attributions qui revenaient encore il y a peu à Gilbert Mokoki. Ce dernier hérite désormais du ministère des zones économiques spéciales.

Des départs plus ou moins (in)attendus

Titulaire jusqu’ici de ce dernier poste, Alain Akouala n’a pas été reconduit. Sur son compte Twitter, le ministère sortant en charge des Zones économiques spéciales s’est estimé toutefois « heureux d’avoir servi [son] pays du mieux qu’[il a] pu ».

Ont été également remerciés Benoît Bati, ministre délégué sortant chargé de l’Économie numérique et de la Prospection, et Hellot Matson Mampouya qui s’occupait de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique. Candidat à Makélékélé 3, ce dernier fait partie de trois membres de l’ancien gouvernement battus aux législatives de juillet.

Mais dans cette catégorie des perdants, tous les ministres sortants ne sont pourtant pas logés à la même enseigne. Malgré sa défaite aux législatives, Émile Ouosso n’a été que permuté, du Travail et de la Sécurité sociale à l’Équipement et à l’Entretien routier. Éliminé dès le premier tour à Makélékélé 1, Euloge Landry Kolélas abandonne son maroquin du Commerce extérieur et de la Consommation. Il a toutefois été nommé haut-commissaire à la réinsertion des ex-combattants. Avec rang de ministre.

Inattendue en revanche, l’éjection de Digne Elvis Tsalissan Okombi. Très engagé dans le projet de changement de Constitution en 2015, le ministre délégué sortant chargé des Relations avec le Parlement a été élu député à Ngo, dans les Plateaux. À l’en croire, avec « trois députés et 15 conseillers locaux », son parti, l’Union pour un mouvement populaire (UMP), serait la cinquième formation politique du pays. Celui qui ne jure que par DSN s’estime aujourd’hui « un peu déçu » de sa mise à l’écart de l’exécutif. Il espérait en effet être reconduit à ce « ministère nouvellement créé » qu’il a su, dit-il, « organiser ». Mais « il faut voir le bon côté des choses, relativise-t-il aussitôt. Je suis député, je vais continuer à soutenir le président Denis Sassou Nguesso dans l’hémicycle ».

Les intouchables

Plusieurs baobabs restent par ailleurs en place. C’est le cas, entre autres, de Henri Djombo, ministre d’État à l’Agriculture, et de Gilbert Ondongo, ministre d’État à l’Économie. Idem pour Raymond Zéphirin Mboulou à l’Intérieur, Pierre Oba aux Mines et à la Géologie, Jean-Claude Gakosso aux Affaires étrangères, Charles Richard Mondjo à la Défense, Calixte Nganongo aux Finances, Thierry Moungalla à la Communication et aux Médias…

Une belle percée à signaler du côté d’Alphonse Claude Nsilou qui devient ministre d’État en charge du Commerce, des Approvisionnements et de la Consommation. Ange Aimé Bininga, ministre sortant de la Fonction publique, devient le nouveau garde des Sceaux. Inversement, sur le plan protocolaire, Pierre Mabiala baisse d’un cran. L’ancien ministre de la Justice est désormais renvoyé aux Affaires foncières. Il se chargera également des relations du gouvernement avec le Parlement.

Denis Sassou Nguesso a reconduit enfin les huit femmes du gouvernement Clément Mouamba 1. Certaines d’entre elles voient même leur champ d’activité élargi : en plus des Affaires sociales et de l’Action humanitaire, Antoinette Dinga Dzondo s’occupera aussi de la Solidarité. Outre le Tourisme, l’Environnement a été intégré dans le portefeuille confié à Arlette Soudan-Nonault ».

Gageons que le mathématicien de Boy – Rabé puisse enfin se réveiller et prendre exemple sur son homologue congolais afin de répondre positivement et efficacement aux attentes de la population centrafricaine : Paix, Pain et Bonheur !

Jean- Paul Naïba

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