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Nation : Toujours des morts, des morts et encore des morts !

Le peuple Centrafricain, comme tout peuple, espère le meilleur pour lui, aspire à la vie, au bonheur, à la sécurité qui est la première des libertés, à la démocratie qui lui garantit non seulement la liberté de pensée et d’expression de sa pensée mais, qui lui permettrait aussi de choisir lui-même ses dirigeants, des personnalités aptes pour le guider et présider à ses destinées ;

Il aurait eu besoin d’un Etat avec une armée et des forces de sécurité et de défense capables de lui proposer un cadre protecteur, d’un Etat avec des dirigeants visionnaires, doués d’un sens élevé de l’Etat, d’un État doté d’institutions fortes, dans lequel la Centrafricaine et le Centrafricain pourraient vivre sans être inquiétés, un Etat en mesure de lui donner une direction…

Au lieu de cela, le peuple Centrafricain vit dans un Etat capable d’infanticide, par action ou par omission, un Etat qui tue ses propres enfants, un État cannibale, à l’exemple des serpents incapables de rester à côté de leurs progénitures, un État qui broie son peuple et, de surcroît, cleptomane, égoïste, égocentrique, un État dans lequel l’intérêt général n’est qu’une juxtaposition d’intérêts particuliers…

A tel point que le peuple Centrafricain ne sait plus à quel saint se vouer ce, depuis l’accession de la République Centrafricaine à la Souveraineté Internationale jusqu’aujourd’hui…

Pire, l’Etat Centrafricain qui, au lieu d’avoir pour attributs : stabilité, indépendance, Souveraineté, est tellement en déliquescence que 14 de ses 16 préfectures seraient sous la coupe réglée des forces non conventionnelles qui ont droit de vie et de mort sur ce paisible peuple au point que son Chef d’Etat n’aurait plus droit de se rendre en ces préfectures, partie intégrante du Centrafrique, au point que son Chef d’État n’aurait plus droit aux mêmes égards et respect de ses pairs, desquels il reçoit de terribles soufflantes quelques fois…

A l’origine de cette dramatique situation, son sol et son sous-sol, considérés comme un accident géologique : avec notamment un régime fluvial favorisant l’agriculture et l’élevage, des bois, du diamant à profusion, de l’or, du pétrole qui générera aussi sa guerre en Centrafrique…

Des richesses ou potentialités qui font le malheur du peuple Centrafricain au lieu de faire son bonheur et qui font que le peuple Centrafricain est au centre d’enjeux qui le dépassent et qui font de lui un paria de l’Histoire…

Il est constant que les Empires et les royaumes n’existent que par la force de leurs soldats et l’intelligence, la clairvoyance des Empereurs et des Rois…

Une légion étrangère ne saurait développer en effet le même sentiment national qu’un ressortissant propre d’une Nation…
À défaut d’intelligence et de clairvoyance de ses dirigeants, le peuple Centrafricain se meurt dans l’indifférence générale alors que les dirigeants du Centrafrique auraient dû être les garants de l’UTILITÉ PUBLIQUE, au bénéfice du peuple Centrafricain ;

Il ne pouvait en être autrement lorsque l’incurie politique, la gabegie, le clientélisme, le tribalisme, l’ostracisme… ont profondément sapé les fondements de l’État centrafricain ainsi qu’ils ont pris le pas sur le  sens de l’État qui aurait dû constituer le leitmotiv d’action des dirigeants successifs du Centrafrique…

Centrafrique, l’ABANDON DE l’UTILITÉ PUBLIQUE EST CONTRE NATURE

Patrick – Emery Nguerembassa

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