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Primature : Les diplomates exigent ouvertement le départ de Sarandji et son Gouvernement

Selon des informations dignes de foi en notre possession au moment où ces lignes sont en train d’être tracées et émanant des sources très proches de la présidence de la République et des représentations diplomatiques et consulaires, des diplomates accrédités  auprès de la République centrafricaine, résidant à Bangui et à l’étranger, auraient sollicité et obtenu , il y a quelques jours, une audience avec le président Touadéra. L’ordre du jour aurait porté uniquement sur l’incapacité notoire et maladive de son premier ministre, Simplice Matthieu Sarandji, et de son gouvernement, à proposer et trouver de solutions idoines à la crise actuelle.

Pour ce faire, les porte- paroles des Etats entretenant de solides relations avec l’Etat centrafricain et le peuple centrafricain, auraient purement et simplement demandé le départ de M. Sarandji et de tous ses ministres qui ne seraient que des débauchés, des faux diplômés et des incapables, selon les résultats d’un sondage fait par l’opinion nationale et internationale.

Malheureusement, au sortir de cette audience, l’homme de Boy – Rabé qui  n’aurait fait qu’acquiescer toute la durée de cette rencontre, aurait par la suite révélé  à ses confidences un certain refus clair et net. En effet, ces mêmes sources auraient affirmé que Touadéra aurait rechigné à relever son ami et grand – frère de ses fonctions et à confier la gestion de la primature à un homme plus politique, plus imaginatif, plus rebelle à son immobilisme institutionnalisé et maladif et plus réfractaire à tout manque d’ initiative  pour la  mise en œuvre manifeste de la politique de rupture et du changement.

En somme toute, une réponse qui ne contribuerait pas à faire avancer la cause de la paix dans ce pays et qui serait de nature à soutenir les allégations tendant à défendre la thèse selon laquelle Touadéra et Sarandji ne seraient venus « par effraction au pouvoir » que pour s’en mettre plein le ventre et la bouche.

N’en déplaise à tous les centrafricains et centrafricaines qui ne cessent de mourir tous les jours que Dieu fait sur cette terre des hommes !

Fort de ce qui précède, pour peu que les combattants de la liberté et de la démocratie tentent de réfléchir qu’ils ne peuvent  comprendre qu’il est de la responsabilité de n’importe quel  gouvernement de donner forme à la politique du régime Touadéra, celle de la rupture tant chantée et promise pendant la campagne électorale. Or,  plus de 15 mois plus tard, Sarandji et son gouvernement ne peuvent plus continuer de conduire à la destinée de la République et de tout un peuple du fait de leur incapacité à sécuriser le pays, redéployer les faca et à créer les conditions d’une vraie renaissance de la République.

Par conséquent, au lieu d’user de ses prérogatives constitutionnelles lui faisant obligation formelle de défendre l’intégrité du territoire national et d’assurer la sécurité des biens et des personnes,  dans le seul but de se séparer de ce premier ministre, l’homme de Boy – Rabé qui avait promis aux forces vives de la nation la nomination d’un nouveau premier ministre, après la fin du processus électoral, ne fait que tourner en rond. Ce faisant, il  n’a fait et ne fait  que mentir à tout un peuple et à tous ses électeurs.  Par conséquent, il ne serait pas venu au pouvoir pour tenter d’écrire l’une des plus belles pages de ce pays. Sinon, il aurait déjà dû faire partir Sarandji de la primature et le remplacer par un autre fils du pays plus élégant, plus, politique et plus représentatif au niveau de l’assemblée nationale, comme Macron vient d’en faire la parfaite démonstration en France au lendemain des résultats des législatives.

Ainsi donc, en exigeant la démission du premier ministre, les diplomates n’auraient fait que soutenir le vœu de tout un peuple, à travers l’usage d’un langage peu diplomatique !

Jean-Paul Naïba

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