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Nation : Quand Dologuélé donne des cours de droit constitutionnel de 1ère année à Sarandji et aux membres de son Gouvernement…

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RJDH : Les informations sur des bras de fer entre la tête de l’Assemblée nationale et l’exécutif sont de plus en pressantes. Comment se fait-il qu’on ne soit arrivé à ce niveau ?

AGD : J’avais déjà annoncé cela plusieurs fois. Il faut un séminaire gouvernemental pour que le gouvernement comprenne ce qu’est une Assemblée nationale. Quel est le rôle de l’exécutif et du législatif. Moi, j’ai été ministre des Finances et premier ministre à un moment où l’Assemblée nationale n’était constituée que de très-très fortes personnalités. Vous aviez Goumba, Massi,Ngoupandé mais ce n’était pas une partie de plaisir si vous allez devant l’Assemblée nationale. Il faut connaitre votre dossier. Mais cela vous poussait à de l’humilité. Mais aujourd’hui ce que je constate, c’est que les ministres ont reçu des instructions manifestement pour faire comme si les députés n’existaient pas. Quand ils viennent, ils sont méprisants, vous leur posez des questions, ils répondent quand ils veulent mais je crois qu’ils ont reçu des instructions pour ne pas répondre. Tout cela fait que la vie démocratique n’est pas riche parce que les gens pensent qu’on en veut à leur poste. Non ! Quand le député pose des questions, c’est ce que dit la population que les députés retranscrivent pour que les ministres puissent répondre comme c’est radiodiffusé. Quand j’étais premier ministre, toutes les deux semaines, un ministre passait en conférence de presse et expliquait l’action de son ministère. Les journalistes savaient au quotidien ce que font les ministres du gouvernement.

Vous avez vu un ministre faire une conférence de presse ou donner une interview comme je donne là non ! Comme on ne sait pas ce qu’ils font, ce n’est qu’à l’interpellation que les questions sur la sécurité, l’économie sont posées et les Centrafricains veulent savoir. Et donc les questions que nous pensons, nous les posons avec les mots de la population. Cela peut paraitre choquant, mais la politique est un métier tel qu’il faut savoir encaisser, il faut savoir voir le fond des questions qu’on pose pour bien répondre. Je note qu’il n’y a pas de dialogue.

Vous savez que pour des raisons que j’ignore, le gouvernement a décidé que depuis trois mois, qu’aucun centime ne vienne à l’Assemblée nationale. Donc l’Assemblée nationale ne fonctionne pas. Nous sommes en session ordinaire, nous devons voter des lois et c’est le gouvernement qui nous envoie ces lois mais il n’y a plus de papier et il n’y a plus rien et nous ne pouvons faire des rapports pour appeler les ministres et passer à la plénière. Parce qu’ils ont décidé d’affamer l’Assemblée nationale en disant : ceux-là, ils vont voir ce qu’ils vont voir, on va les mettre à genoux. C’est cela la République et la démocratie ? S’il y a des problèmes personnels entre deux individus à la tête de deux institutions, cela ne doit pas arrêter le fonctionnement des institutions.

RJDH : Vous confirmez qu’il y a problème entre Meckassoua et de Touadera !

AGD : oui, c’est des problèmes d’entente, de compétition je ne sais pas de quoi, mais ce n’est pas anormal. Tout cela se règle. Nous ne serons pas le premier pays mais les institutions doivent fonctionner. Au niveau du gouvernement, ils donnent l’impression d’être des dieux sur terre et on ne peut les critiquer.

RJDH : Anicet Georges Dologuélé je vous remercie.

AGD : C’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Sylvestre Romain Sokambi.

 

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