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Nation : Béloko et Mongoumba vendues par le Gouvernement et M. Doubane aux Camerounais et aux Congolais ?

Depuis la mise en place du gouvernement de Simplice Matthieu Sarandji, chargé de  traduire en actes et de donner forme à la promesse de la politique de la rupture, tant  chantée et tant vantée par le candidat Touadéra, lors de la campagne électorale, et sur la base de laquelle il a été massivement élu, il  y a des actes qui sont posés tous les jours que Dieu fait qui sont loin d’augurer de l’avènement effectif de cette rupture. Est plus qu’illustratif de ce propos, l’abandon des villes de Béloko et de Mongoumba, en ce qui concerne toute sa partie sud ouest, par le gouvernement centrafricain, en général, et par son ministre des affaires étrangères, M. Doubane, en particulier.

En effet, il  n’est aujourd’hui de secret pour personne que la ville de Béloko, frontalière avec la République du Cameroun, ne fait plus partie intégrante du territoire de la République centrafricaine. Pour ceux qui s’y rendent régulièrement à des fins commerciales et qui n’ont que leurs gros yeux pour pleurer, non seulement les autorités camerounaises ont pénétré de plus d’un (1) km sur le territoire national, mais surtout elles n’ont pas hésité, afin, disent – elles, de combattre les éléments des Anti – Balaka fourmillant dans cette zone et en profitant pour braquer, prendre en otages et  pour s’en prendre à des sujets camerounais, à raser toutes les installations centrafricaines, sur cette partie du territoire national, à savoir habitations, gargotes, auberges, boutiques, huttes…In fine, elles y ont implanté leur drapeau, sans que cela ne puisse émouvoir personne. Comme si le président de la République, Faustin Archange Touadéra, son premier ministre, chef du gouvernement, Simplice Matthieu Sarandji, et pis, leur ministre des affaires étrangères, M. Doubane, auraient tout simplement vendu ou cédé cette partie du territoire national au Cameroun. C’est ce qui justifierait leur silence sur la balkanisation de la République centrafricaine en cours devant leurs yeux. Un retour en arrière de la défense de l’intégrité du territoire national qui pose problèmes et qui ne peut que constituer un acte de haute trahison susceptible de poursuites devant la haute cour de justice. Car, l’histoire se souviendra que les forces armées centrafricaines, après une incursion de l’armée camerounaise sur le territoire centrafricain, notamment à Garoua – Mboulaï, ont réagi de la manière vigoureuse pour rétablir les limites héritées au lendemain de l’accession de la République centrafricaine à l’indépendance. Et ce, sous une pluie battante et récupérant des chars de combats et après avoir poursuivi les indésirables sur plus de 10 km à l’intérieur du territoire camerounais.  Un acte de courage et de bravoure inédit dans l’histoire de la République ! Un acte de courage et de bravoure que refusent malheureusement de poser le gouvernement de Sarandji et M. Doubane, prétextant de ce que l’armée centrafricaine est sous embargo. Ce qui est faux et archifaux !…. Malgré des appels de pied à leur endroit par la presse locale, ils sont restés et restent étrangement inertes  aux morcellements de leur patrie.

Quant à ce qui passe au sud de la ville de Mongoumba, n’en parlons pas ! Des sociétés congolaises, à savoir Likouali Thiber sise à Bétou et Cristal Bois installée à Nyelé, c’est – à – dire sur le territoire congolais, font étendre leurs domaines d’exploitation et d’exploration jusque dans le sud de la ville de Mongoumba, à la recherche du bois de fer, connu de tous du nom d’Anégré.

Au grand dam des populations riveraines pour lesquelles aucune disposition n’est prise pour l’accès à des écoles, aux centres de santé, à l’eau potable, aux routes, etc. Pis, ces sociétés passent par Bangui pour acheminer leurs produits au port de Douala. Au vu et au su du gouvernement Sarandji et de M. Doubane.

Alors, M. le premier ministre, qu’en dites – vous ?  Et M. le ministre des affaires étrangères, à quand la convocation des commissions mixtes centrafricano – camerounaise et centrafricano – congolaise ?

Kassa Mo Gonda

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