Centrafrique : M. Dondra alias « Gbongon », cessez d’utiliser le nom de feu Dogonendji Bhé à des fins polico – politiciennes !

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Dans sa campagne de médisances, de calomnies et d’injures publiques, lancée contre le président du conseil d’administration du BARC Sani Yalo qu’il accuse d’être responsable de ses déboires politiques et de son départ précipité de la primature, l’ancien directeur du Fagace, l’ancien ministre des finances et du budget, l’ancien premier ministre et actuellement député du 1er arrondissement de la ville de Bangui a cru bon de solliciter les services du faux panafricaniste Harouna Douamba qui a quitté précipitamment la République centrafricaine afin d’échapper à un lynchage public ou à une mort certaine de la part de ses détracteurs.

Logé dans l’une de ses villas à Lomé, construite sans aucun doute avec les frais d’opaques pratiques de siphonnages des crédits ouverts dans les lois de finances quand il assumait les fonctions d’ordonnateur principal du budget de l’état, il lui a notifié comme moyens de défense de publier dans des bandes sonores toutes les affaires publiques dans lesquelles est cité le nom de son pire cauchemar, Sani Yalo.

Pour rappel, dans son intervention du 24 mars 2000 devant l’assemblée nationale, le premier ministre centrafricain Anicet Georges Dologuélé révélait que l’administration des douanes avaient constaté fin 1998 qu’une société anonyme appelée SICOTRANS dont le siège social était situé à Bangui, avait commis une fraude fiscale. En se servant d’une société « fantôme » appelée Zongo–Oil, SICOTRANS achetait des produits pétroliers hors taxes destinés au marché extérieur, mais qui en réalité étaient revendus à l’intérieur du pays (ibid.).

Un article du 11 juillet 2000 de l’AFP résume comme suit cette « vaste fraude sur le carburant », baptisée « affaire Zongo–Oil », dans laquelle ont été impliqués la société SOCOTRANS et son directeur général Sani Yalo :

L’affaire remonte à 1998, lorsque Bangui a servi de base d’approvisionnement en carburant pour les soldats tchadiens dépêchés au Congo pour voler au secours du régime du président Laurent-Désiré Kabila. L’homme d’affaires centrafricain Sani Yalo, directeur général de la société Sicotrans, est chargé d’acheter du carburant, hors taxes, chez Petroca pour l’acheminer en RDC, à travers une société baptisée Zongo-Oil. Mais l’enquête a établi qu’une bonne partie du carburant avait été vendue sur le marché centrafricain, mais cette fois, toutes taxes comprises. Le préjudice pour le trésor public centrafricain a été estimé à 4,1 milliards de F cfa. L’intermédiaire Sani Yalo, dont les biens ont été saisis par la justice, a réussi à prendre la fuite au Cameroun après une vaine tentative d’arrestation musclée. Ce proche du président Ange-Felix Patassé, dont il a financé la campagne, assure vouloir regagner Bangui pour se mettre à la disposition de la justice mais dit craindre pour sa sécurité en raison de querelles personnelles avec le Premier ministre Dologuélé.

Ailleurs dans le même article, on lit ce qui suit :

Plus de dix personnes, dont les principaux responsables de la douane centrafricaine, ont été placées en garde-à-vue à Bangui pour leur implication dans l’affaire Zongo-Oil [ …] Le directeur général de la douane, Paul Zala, et son adjoint, Christian Sambia, ainsi que d’autres cadres, sont soupçonnés de complaisance dans ce scandale politico–financier (ibid.). La Lettre du continent évalue, de son côté, à 6 milliards F CFA le montant réclamé, à titre d’amende et de redressement fiscal, à Sani Yalo, patron de SICOTRANS et fondateur de Zongo–Oil (25 mai 2000). Faisant référence à « l’affaire Zongo-Oil », le président centrafricain Ange–Félix Patassé déclarait, au cours d’une conférence de presse donnée conjointement à Kinshasa le 22 septembre 2000 avec le président congolais Kabila, qu’une fois l’affaire portée à son attention, « nous avons engagé la procédure judiciaire contre cette société dont le responsable est en fuite. Un mandat d’arrêt international est lancé contre l’auteur de cette soi-disant société Zongo–Oil » (Béafrica–Opinions 22 sept. 2000).

Comme l’AFP l’avait annoncé un peu plus haut, après le coup d’état du 13 mars 2003, l’homme d’affaires centrafricain est rentré à Bangui et s’est rendu à la justice ; il a été condamné en août 2006 à huit ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bangui pour escroquerie, faux et corruption de fonctionnaires dans l’affaire « Zongo Oil », une fraude fiscalo-douanière. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette affaire n’est pas correctionnelle mais plutôt commerciale. Attaquée en deuxième instance, la décision du TGI a été finalement annulée, et in fine, une ordonnance de non – lieu a été notifiée à l’homme d’affaires. Ce qui signifie aujourd’hui que l’affaire « Zongo Oil » est une affaire classée et est revêtue de l’autorité de la chose jugée. Alors pourquoi, Dondra alias « Gbongon » n’a – t – il pas cessé de citer le nom de feu Dogonendji Bhé dans ses maladroites répliques à l’homme d’affaires centrafricain ? Quels rapports entre les faits qu’il reprocherait à Sani Yalo et la disparition tragique de l’ancien directeur général de la Pétroca ? Tout simplement  dans le but de soulever la famille du « De Cujus » contre ce dernier.

En effet, c’est le 23 novembre 2001 que nous avons appris le décès de Dogonendji Bhé au Cameroun. Un cadre commercial qui avait fait les HEC au Canada, l’un des principaux animateurs et dirigeant très influent du MLPC dans le 4e arrondissement de la ville de Bangui. Il avait vécu en exil dix ans environ au Congo Brazzaville et a été député de Bouca. Agé d’une cinquantaine d’années, Dogonendji Bhé est décédé au cours du week-end des suites d’une maladie à Douala au Cameroun, alors qu’il était transféré dans une clinique pour y subir des soins. Il avait été par le passé ministre du Plan et directeur général de Pétroca, la société centrafricaine des pétroles. Son nom avait été cité en 1999 dans l’affaire « Zongo Oil » qui concernait une monumentale fraude fiscalo-douanière ayant fait perdre à l’Etat centrafricain plus de 4 milliards de francs CFA, au moment où il dirigeait la Pétroca, liquidée depuis. Il avait pu être entendu par la justice pendant des heures, mais la majorité parlementaire avait refusé de lever son immunité de député.

Voilà pourquoi Dondra a demandé à son petit communicant burkinabé, le faux panafricaniste Harouna Douamba de revenir sans cesse sur cette affaire. Seulement, il n’y a aucun rapport entre les faits que lui reprocherait l’homme d’affaires Sani Yalo pour lesquels il lui en voudrait à mort et l’affaire Zongo Oil jugée et classée. De ce fait, il est grand temps qu’il cesse de recourir au nom de cette très Auguste personnalité et chef de famille dont la mort prématurée a non seulement créé un vide parmi tous les siens, comme moyens de sa défense de cette bataille politique perdue d’avance qu’il mène sans aucune raison contre Sani Yalo, mais surtout a été une occasion de perdition pour tous ceux qui croyaient en lui, en tant que politique et Grand Combattant de la Liberté. Qu’il lui plaise donc de bien vouloir laisser tranquilles tous les siens faire leurs deuils, et ne pas perturber ce Grand Homme dans sa marche vers le chemin de la Félicité Eternelle.

La rédaction

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