Centrafrique : « le port sec du PK 26 »: les avantages du port sec à l’intérieur d’un pays

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Divers concepts, noms et définitions se rapportent à la notion de port sec. Il est parfois appelé « port avancé », « port intérieur » ou « plateforme logistique multimodal ». Un port sec est une étendue de terre aménagée et connectée à un port maritime par voie routière, ferroviaire ou fluvial pour le groupage et la distribution des marchandises. C’est une plateforme située en dehors de la zone portuaire. Le port sec n’est pas qu’un simple lieu de dépôt de conteneurs vides indésirables sur les terminaux portuaires mais un outil stratégique dans la chaîne logistique et pas seulement sur le continent. Le port sec est ainsi appelé parce qu’il est très similaire à un port maritime dans les services qu’il offre, excepté qu’il n’est pas proche de la mer.

LES FONCTIONS D’UN PORT SEC

Les fonctions rattachées à un port maritime sont les mêmes qu’on pourrait s’attendre à retrouver dans un port sec. Ce qui supposent  la présence des installations pour : la manutention ; le stockage ; l’entreposage ; l’empotage ; le dépotage ; l’entretien et la réparation des équipements.

On retrouve également dans le port sec un regroupement géographique de sociétés et d’organismes indépendants s’occupant du transport de marchandises tels que : les transitaires, expéditeurs, transporteurs maritimes et terrestres, consignataires, conseil des chargeurs et la fourniture de services connexes entre autres, inspections douanières, services phytosanitaires, paiement de taxes etc…

Le port sec pour désengorger de la zone portuaire et ses artères

Les opérateurs installent de plus en plus ce type de ports dans les corridors pour fluidifier le trafic autour des terminaux et baisser le coût des marchandises. Pour exemple alors que la population africaine doit plus que doubler d’ici à 2050, avec une personne sur neuf résidant dans les grandes villes, rien ne permet d’espérer que la circulation dans les grandes villes comme Lomé, Dakar, Abidjan, Lagos ou Luanda gagnera en fluidité. La congestion a un impact énorme sur le coût logistique quand les durée d’attente des marchandises sont longues. Le port sec trouve donc sa vocation de décongestionnement des agglomérations portuaires : les agro-industriels peuvent libérer de l’espace pour leurs opérations et confier leurs flux logistiques à une plateforme de stockage gérée par un logisticien.

Et si elle est sous douane, pour accueillir des marchandises qui ont vocation à être stockées et ne sont pas dédouanées, c’est encore mieux. Le port sec peut aussi servir à stocker des conteneurs pleins, notamment s’ils ont vocation à partir ou à arriver à travers un corridor. L’investissement de départ est plus élevé, car il faut un terre-plein agrémenté d’un revêtement, capable de supporter les manœuvres d’un chariot élévateur chargé de 120 à 130 tonnes.

Ce port sec qui peut aussi, toujours dans une logique d’équilibre des flux, se conjuguer avec une plateforme spécialisée dans une matière première destinée à l’export. Le port sec ainsi se transforme alors en un véritable port intérieur avec les mêmes missions qu’un terminal de bord à quai, la manutention verticale mise à part. Dédouanement et inspections sanitaires, désinfection, pesage, entreposage, empotage- dépotage, et même packaging sont les opérations courantes.

Le port sec améliore la connectivité entre les pays

 À la fois port et plateforme logistique, le vrai port sec conjugue diverses compétences. Il génère des externalités positives ; Il a pour vocation d’améliorer la connexion logistique avec les pays de l’hinterland, sachant que le coût pour déplacer un conteneur est estimé à 2 dollars le kilomètre. Le port sec permet de développer les échanges intra-africains et rend les économies moins dépendantes des chocs extérieurs.

L’évolution des ports secs dans le monde

En 2005, l’Europe comptait environ 200 ports secs. Aux États-Unis, il existe quelque 370 grands dépôts intérieurs de dédouanement et au moins 200 autres de plus petites tailles. Cependant, dans la région de la Commission Économique et Sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), il existe moins de 100 installations de ce type.

Début des activités du port sec d’Adétikopé

Le port sec d’Adétikopé est construit sur la plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA). Disposant de 20 hectares et pouvant accueillir simultanément 12 500 conteneurs, ce nouveau terminal s’érige comme un véritable atout stratégique du port de Lomé dans le but de renforcer les échanges avec les pays de l’hinterland et de faire du Togo un hub logistique de 1er rang dans la sous-région. Les opérations sur le Port Sec de plateforme industrielle d’Adétikopé ont officiellement démarré le 17 janvier 2022 avec l’accueil des premiers conteneurs commerciaux.

Ces premiers conteneurs d’importation en transit du Port de Lomé à partir du navire PORT GDYNIA de CMA CGM GROUP (Official) marquent le début des opération sur le port sec.

https://www.togo-port.net

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